La bientraitance

La bientraitance

Intimement dépendante de nos valeurs, il existe autant de définition de la bientraitance que d’êtres humains !

Si nous ajoutons à ces éléments la dimension temporelle (ce qui est « bientraitant » à un moment donné pour une personne ne le sera plus nécessairement dans le futur), nous pouvons affirmer avec certitude que la bientraitance doit être continuellement réinventée.

Un professionnel ne peut pas se déclarer bientraitant.

Le faire, c’est ne pas l’être ! Parce que la bientraitance ne se résume pas à une série de « bonnes pratiques » à respecter ni à l’évitement de situations de maltraitance… Parce qu’il n’existe pas de théorie unanime et absolue de la bientraitance. Parce que la bientraitance ne peut être qu’un objectif de qualité que l’on se donne, mais que l’on atteint jamais, un chantier permanent.

La bientraitance ne peut pas être définie universellement

Elle touche tout à la fois à la dimension personnelle, à la dimension relationnelle et à la dimension environnementale de l’être humain. Autrement dit, elle dépend de l’attitude et de l’acceptation - ou non - de sa situation de dépendance par la personne, des échanges et de la relation qui se créent entre elle et le personnel accompagnant (considération, compréhension, cohérence et fiabilité, motivation et engagement), de l’organisation et du fonctionnement institutionnel. 

Compétence, déontologie, conscience de son action, respect de la dignité, travail d’équipe

On trouve dans la littérature spécialisée, quantité d’informations sur la bientraitance, telles que ses objectifs et ses préalables indispensables (notamment la compétence, la déontologie, la conscience de son action, le respect de la dignité, le travail d’équipe).  Retenons simplement ici que toute situation de dépendance est violente et constitue une profonde souffrance pour la personne. En ayant pleinement conscience de ce fait, en questionnant en permanence le sens de notre accompagnement, en considérant que la bientraitance n’est pas un objectif que l’on peut atteindre seul (parce que nous avons nos limites) et qu’elle nécessite la permanence de notre auto-critique sur nos pratiques, en nous situant dans une logique de respect inconditionnel de la personne, nous nous engageons sur le chemin passionnant et motivant de l’accompagnement de qualité de personnes vulnérables.

— Nathalie Galli, Brigitte Flück et Jean Messerli

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